Vendredi 4 décembre 2009
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Des polémiques continuent en France
concernant l 'utilité de la vaccination de la grippe H1N1, ainsi que des risques de cette vaccination, du fait des adjuvants , qualifiés un jour d 'indispensables en cas de mutation du virus,
pour etre abandonnés dès le lendemain chez les enfants de moins de dix ans, sans aucune explication.
Nous commençons ,alors que nous approchons
du pic pandémique, à voir les experts faire volte face sans méa culpa ; on nous annonçait 50000 décès en France, les chiffres ne nous permettent même pas de mettre en valeur le
bénéfice de la vaccination versus le risque du transport pour s'y rendre pour un patient en bonne santé (2000 morts sur les routes depuis le début de cette pandémie).
Notre ministre des sports , bien
naturellement, organise une vaccination dans des gymnases, qui promet de se prolonger encore six mois grâce au renfort de chômeurs de longue durée, alors que pour Noël cette épidémie
devrait être globalement passée.
Tout ceci ne pourrait finalement amener
que quelques polémiques et critiques, concernant l'inexpérience, la longueur des files d attentes, la militarisation de la santé publique et l 'emploi de mesures privatives de liberté
(réquisitions) , la dépense hallucinante soumise au diktats d experts qui ne cachent pas leurs liens avec l ' industrie, l'indécence de cette dépense au regard des 6000 morts quotidiens du
paludisme, ou des 200000 morts hebdomadaires en pédiatrie par non accès au soin ; ou plus près de nous la nécessité de priorisation des actions de santé publique.
Mais il y a plus grave : une partie de la
population a été laissée sciemment de coté, la population la plus à risque médical dans le cadre de cette grippe : une majorité de patients institutionnalisés ou très dépendants à
domicile, à mobilité réduite en raison d'un handicap ou d'une maladie grave ne sera pas vaccinée.
Rappelons ici qu'une étude rétrospective a
démontré qu aux Etats Unis, la majorité des décès en pédiatrie concerne des enfants qui présentent un déficit neuro cognitif.
Malgré nos demandes répétées, nous n
'avons pas obtenu le droit de vacciner cette population ; et avons été insultés en retour par M. Chérèque qui plébiscite semble t- il la façon nouvelle de pratiquer la santé publique en
France.
Priver volontairement la partie la plus
fragile de la population de l'accès au soin relève d'un mécanisme d'apartheid, et rappelle des temps que l'on pensait révolus.
Il est maintenant trop tard, l'acquisition
d'une protection vaccinale demandant trois semaines, la pandémie sera passée.
Sur un plan éthique, une commission
d'enquête parlementaire semble indispensable.
L'exclusion des médecins généralistes a de
fait exclu la population la plus fragile de cette vaccination. On mesure aujourd hui l'effet qu'aurait eu une grippe H5N1 : l'élimination des patients les plus fragiles, en raison de la mise en
place d un apartheid vaccinal.
Pendant ce temps, les affaires continuent,
les patients en bonne santé remplissent les vaccinodromes, sans que l 'on sache si c est vraiment utile ; de leur nombre dépend la carrière d un ministre, c'est dire si cela mérite l'entretien
d'un climat de terreur.
Par Gomi
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