AVERTISSEMENT
Je n ai aucun conflit d intérêt a déclarer avec l'industrie.
Loi sur la transparence de l’information médicale du 4 mars 2002 du Code de la Santé Publique et de son décret R 4113-110 du 27 mars 2007. Tout professionnel de santé qui s’exprime sur un produit de santé doit déclarer au préalable les liens qu’il a avec des entreprises fabriquant ou commercialisant ce produit sous peine de sanctions ordinales.

Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 08:01

 


Les rapports se multiplient concernant la médecine libérale Française, les deux derniers en date :
- Guy Vallencien sur « Le bilan des maisons  et des pôles de santé et les propositions pour leur déploiement » remis le 18 janvier sur commande des ministres Amara, Bachelot et Falco.
- Michel Legmann sur le premier recours à remettre fin mars à Nicolas Sarkozy.
On convoque au chevet du moribond des experts qui ne prendront pas la peine de relever l'aspect criminel du décès...et encore moins la question de savoir à qui profite le crime.
 
Un chirurgien appointé par la Mutualité, responsable scientifique du programme Priorité Santé Mutualiste qui est une négation du rôle du médecin traitant et une préfiguration du soin managé par les assureurs, peut t il raisonnablement être considéré comme indépendant, et non soumis a des conflits d intérêts ?
 
Quand ce chirurgien écrit :
 
"Le dispositif de premier recours est le maillon faible du système de santé français. Il s’avère peu capable de donner une réponse adéquate aux demandes de soins, de prévention et de suivi des maladies chroniques, ni d’assurer un égal accès à l’ensemble de la population. En outre, il ne répond plus aux attentes des professionnels de santé. "
 
Quel est son souhait, sinon enterrer le mourrant au plus vite?
 
Relève t il qu’en France, les moyens accordés au fonctionnement des soins primaires permet d’embaucher 0,4 équivalent temps plein par médecin généraliste, quand la moyenne européenne est de 2,4 ?
 
Propose t il pour cela de réserver une petite part sur les 11 milliards d’euros de bénéfices réalisés l'an dernier par les assureurs complémentaires (et mutualistes) afin que l'argent que les Français consacrent à leur santé aille au soin plutôt qu'à rémunérer des actionnaires, payer de nouvelles campagnes de publicité  ou spéculer sur des placements financiers ?
 
Pourquoi préconise t-il de financer les Centres de Santé, en particulier mutualistes, et de réserver un label spécifique a ces Centres?
 
Pourquoi, au lieu de proposer une revalorisation massive de la médecine de premier recours, incite t-il à la création de postes administratifs, ceux là mêmes qui étranglent les hôpitaux en terme de coût inutile et d'inertie ? Est ce souhaitable que la médecine libérale suive ce chemin visiblement coûteux et inefficace ? Ne ferait t-on pas mieux de laisser travailler les médecins généralistes et de les aider sur un plan logistique ?
 
L'institut Montsouris, de la Mutualité Française, dont il est un des responsables et chef de service assure t-il un accès au soin pour tous ?
On s’interroge sur les buts éthiques poursuivis quand on peut lire sous la plume du Pr Grimaldi Chef du service de Diabétologie, Groupe Hospitalier PITIE - SALPETRIERE
 "Ainsi, on parle souvent de l’Institut Montsouris dont les patients sont en général très satisfaits, mais on oublie de dire que cet hôpital ne prend pas les urgences et qu’il sélectionne les patients. Ainsi, il a décidé il y a quelques années de supprimer l’unité de soins palliatifs. Plus tard, il a décidé de ne plus prendre en charge les diabétiques insulino-dépendants que j’ai vus arriver à ma consultation sans même avoir été prévenu. Quand on demande un rendez-vous avec un urologue, on a d’abord au téléphone un « médecin régulateur ». Celui-ci vous fait savoir éventuellement que votre motif de consultation ne correspond pas à l’activité de cet hôpital et vous adresse à une clinique privée. C’est ce qui est arrivé à un de mes patients qui finalement est venu dans le service d’urologie de la PITIE - SALPETRIERE où on lui a trouvé un cancer de la prostate méconnu. Cette médecine marchande qui trie les patients, y compris par téléphone, selon les normes du management moderne, ne peut pas être une médecine de la prise en charge globale du patient."
 
Pour les médecins généralistes, le maillon faible se trouve là, dans la sélection du risque effectuée par les assureurs et la Mutualité (dans son établissement "phare"), pour cause de profit financier, avec l’assentiment de certains experts...
Les médecins généralistes continuent de soigner sans objectif de rentabilité, et ne souhaitent pas suivre le chemin tracé par les assureurs.
 
La semaine dernière, dans le pays basque, 174 personnes ont été vaccinées, dans les neuf centres actuellement ouverts. Ceci représente un coût minimum de 350 euro par injection réalisée, hors prix du vaccin. Que pense le Pr Vallencien de la vaccination à 6,6 euros chez le généraliste ?
 
Souhaitons que le Dr Legmann, radiologue de Neuilly en retraite, trouve des réponses à ces questions, mais peut-être faudrait t il demander un jour aux principaux intéressés ce qu'ils en pensent : sur la vaccination grippe comme sur beaucoup de sujets, les médecins généralistes sans être experts en tout semblent posséder une chose qui devient rare : du bon sens.
 
 

Par Gomi
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 21:10
 
Après un élargissement réussi aux entreprises, qui a permis de vacciner 50000 personnes supplémentaires par jour, Mme Roselyne Bachelot, Ministre des sports propose un élargissement de cette vaccination aux supermarchés pour les fêtes de fin d'année.
 
"Ainsi l'impact vaccinal sera maximum, nous proposons aux supermarchés d'inciter fortement les clients à cette vaccination ; déjà en entreprise, la réussite de cette vaccination est totale : tout salarié refusant cette vaccination met en effet en danger le fonctionnement de l entreprise, et plus globalement on ne peut admettre que des comportements individualistes compromettent la reprise économique ; les chefs d'entreprises , en mettant a pieds les récalcitrants ont pleinement assumé leur responsabilité : le patriotisme économique et sanitaire est de retour, ce sont nos valeurs"

 A la question de savoir si les généralistes seraient appelés a vacciner après les gymnases, les entreprises et les supermarchés, la Ministre des sports a été catégorique : "ils ne savent pas faire de piqûre , et il faudrait au moins trois mois pour les former, d'ailleurs c'est les syndicats de médecins eux-mêmes qui le disent"
 
M. Sarkozy s'est exprimé sur le sujet "si on ne l'avait pas fait, qu'est ce qu'on aurait été nous reprocher? cette idée n'est ni de droite ni de gauche, c est comme le bras qu'on pique, il faut choisir son camp, le mien est celui de l efficacité et de la réforme ; il devient aussi évident que la fonction sanitaire des grandes surfaces justifie leur ouverture le Dimanche ; on dirait quoi si le SAMU ou les pompiers étaient fermés le week-end pour cause de repos? "
 
Plusieurs grandes surfaces proposent déjà des incitations sous forme d'avantages ; Leclerc propose de l 'efferalgan aux truffes (ce qui a suscité une réaction des pharmaciens, toujours promptes a défendre leurs privilèges), ainsi qu'une dinde farcie aux oméga 3, si l'ensemble de la famille se fait vacciner, la "dinde du chef" affectueusement surnommée "la Roselyne".
 
Carrefour propose des photos avec le Père Noël masqué, et un stock de vin au tamiflu sans adjuvant, réservé aux enfants de moins de dix ans et aux femmes enceintes.
 
Nous faisons ainsi un bon conceptuel qui nous propulse dans une nouvelle ère d'accessibilité du soin pour tous au meilleur prix, avec des parkings faciles d accès, des horaires d'ouverture, calquant celui des grands magasins, puisque c'est maintenant l'endroit pressenti par nos autorités sanitaires pour le soin du futur. Les ARS pourraient avoir leur mot a dire, l arbitrage n est pas encore rendu , mais les experts de l affsaps ont donné leur feu vert.
 
 Par rapport aux gymnases vétustes ils comportent en effet de nombreux atouts ; grands parkings, chauffage, accès handicapés, toilettes, et surtout une multitude de caisses qu 'il suffit d'équiper de lecteurs sésame vitale pour éviter à jamais les files d'attentes sous la pluie.
 
Les professionnels de santé réquisitionnés pourront aisément se restaurer et travailleront dans des conditions bien plus humaines que dans ces gymnases qui évoquent un peu trop la Pologne des années trente..
 
Seule inconnue : si M. Chérèque et M. Mélenchon se félicitent de la disparition définitive des médecins généralistes, il ne se sont pas encore prononcés sur la fermeture des gymnases dont ils furent les premiers et les plus zélés défenseurs.
 
 
Par Gomi
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 11:28
 
Des polémiques continuent en France concernant l 'utilité de la vaccination de la grippe H1N1, ainsi que des risques de cette vaccination, du fait des adjuvants , qualifiés un jour d 'indispensables en cas de mutation du virus, pour etre abandonnés dès le lendemain chez les enfants de moins de dix ans, sans aucune explication.
 
Nous commençons ,alors que nous approchons du pic pandémique, à voir les experts faire volte face sans méa culpa ; on nous annonçait 50000 décès en France, les chiffres ne nous permettent même  pas de mettre en valeur le bénéfice de la vaccination versus le risque du transport pour s'y rendre pour un patient en bonne santé (2000 morts sur les routes depuis le début de cette pandémie).
 
Notre ministre des sports , bien naturellement, organise une vaccination dans des gymnases, qui promet de se prolonger encore six mois grâce au renfort de chômeurs de longue durée, alors que pour Noël cette épidémie devrait être globalement passée.
 
Tout ceci ne pourrait finalement amener que quelques polémiques et critiques, concernant l'inexpérience, la longueur des files d attentes, la militarisation de la santé publique et l 'emploi de mesures privatives de liberté (réquisitions) , la dépense hallucinante soumise au diktats d experts qui ne cachent pas leurs liens avec l ' industrie, l'indécence de cette dépense au regard des 6000 morts quotidiens du paludisme, ou des 200000 morts hebdomadaires en pédiatrie par non accès au soin ; ou plus près de nous la nécessité de priorisation des actions de santé publique.
 
Mais il y a plus grave : une partie de la population a été laissée sciemment de coté, la population la plus à risque médical dans le cadre de cette grippe : une majorité de patients institutionnalisés ou très dépendants à domicile, à mobilité réduite en raison d'un handicap ou d'une maladie grave ne sera pas vaccinée.
 
Rappelons ici qu'une étude rétrospective a démontré qu aux Etats Unis, la majorité des décès en pédiatrie concerne des enfants qui présentent un déficit neuro cognitif.
 
Malgré nos demandes répétées, nous n 'avons pas obtenu le droit de vacciner cette population ; et avons été insultés en retour par M. Chérèque qui plébiscite semble t- il la façon nouvelle de pratiquer la santé publique en France.
 
Priver volontairement la partie la plus fragile de la population de l'accès au soin relève d'un mécanisme d'apartheid, et rappelle des temps que l'on pensait révolus.
 
Il est maintenant trop tard, l'acquisition d'une protection vaccinale demandant trois semaines, la pandémie sera passée.
 
Sur un plan éthique, une commission d'enquête parlementaire semble indispensable.
 
L'exclusion des médecins généralistes a de fait exclu la population la plus fragile de cette vaccination. On mesure aujourd hui l'effet qu'aurait eu une grippe H5N1 : l'élimination des patients les plus fragiles, en raison de la mise en place d un apartheid vaccinal.
 
Pendant ce temps, les affaires continuent, les patients en bonne santé remplissent les vaccinodromes, sans que l 'on sache si c est vraiment utile ; de leur nombre dépend la carrière d un ministre, c'est dire si cela mérite l'entretien d'un climat de terreur.
 
Par Gomi
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 18:25
Grande nouvelle, nous apprenons aujourd'hui que l Etat s'engage contractuellement a ne pas diffuser les données de pharmacovigilance concernant des produits pourtant innovants et un peu à risque , les vaccins H1N1, et plus exactement celui de GSK.

http://www.lepoint2.com/sons/pdf/vaccin-H1N1%20medias.pdf

page 13, la pharmacovigilance est maintenant une donnée confidentielle, réservée aux laboratoires et à l Etat ; ni les professionnels de santé, ni les patients ne peuvent donc accéder a cette information.

On mesure ici le comique de situtation qui consiste à demander à des médecins généralistes ( réquisitionnés par les préfets )  d'obtenir le consentement éclairé des patients (et écrit semble t il) à cette vaccination, quand l 'Etat lui meme s'engage contractuellement a taire toute information.

Cette fois ci, on dépasse toute notion d'éthique, vis a vis des patients et des soignants.





Par Gomi
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 13:49
Une information consternante mais sans surprise en Allemagne : 200000 doses de vaccins sans adjuvants auraient été réservés a une certaine élite.

Si cette information se confirme, elle est grave, car le vaccin sans adjuvant doit etre médicalement réservé a des populations spécifiques (porteurs de maladies autoimmunes).

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/les-allemands-inegaux-face-a-la-grippe-a_795517.html
Par Gomi
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